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Texte libre

A Saint Petersbourg
La neige tombe
C'est Dieu qui pleure
L'histoire du monde
Des perles qui tombent
Comme si le sang du ciel
Couvrait le siècle rouge
D'un drapeau blanc

A Saint Petersbourg
La neige tombe
Pour panser de coton
Le pauvre monde
Mais le monde c'est les hommes
Les pays, les bons dieux
Et les perles qui tombent
Et qui vous montent au yeux

A Saint Petersbourg
On a perdu la guerre
Pas celle des canons
Mais celle des idées
Y'a Olga la blonde
Celle qu'on appelle espoir
Et celle qui éspère
De refaire le monde
Un monde fait de lumière
Et de neige en été
Et de soleil d'hiver
Et de nuit d'amour

A Saint Petersbourg
Moi je n'irai jamais
Plus je te regarde
Et plus je sais
Que je t'aimes
Ma princesse
Mon ailleurs
Mon Amour
Puisque l'âme est la richesse
A Saint Petersbourg

A Saint Petersbourg
La neige tombe
C'est Dieu qui pleure
Le sang du monde
Mais y'a Olga la blonde
Celle qu'on appelle espoir
Et celle qui éspère
De refaire le monde
Un monde fait de lumières
Et de neige en été
Et de soleil d'hiver
Et de nuit d'amour.

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Lundi 4 décembre 2006

Bayrou est candidat, Bayrou ne s’est pas fait mollement mettre dehors sur TF1. Il a répondu à Chazal, plus que répondu, il a dit toutes les vérités, il a parlé franc, il a "giflé" Chazal avec ses mots, il a "giflé" TF1, les médias, la pensée unique, celle d’hommes et de femmes politiques qui se disent nouveaux, il a cogné le système. Il a aplati l’essai, il a construit un peu plus son statut d’homme d’Etat, en parlant au-delà des intérêts, en regardant les Français dans les yeux...

Voir la vidéo de l'intervention de Bayrou dans le JT de 20H ( cliquez sur l'image)

 

 

Bayrou s’est déclaré samedi matin dans la terre de ses origines. Au moment de commencer, il cherche sa femme : "Où est Babeth ?". Elle doit être là pour ce moment important, celui où il déclarera son amour à la France à qui il a voué sa personne. Cet homme a risqué de tout perdre en gagnant sa liberté de pensée, de parole, d’agir, de fréquenter... Il a résisté à la machinerie lourde, l’arme fatale UMP. Beaucoup d’UDF aux responsabilités sont partis à l’UMP, certains par sensibilité politique, d’autres, majoritaires, pour conserver leurs sièges et assises au pouvoir. Est restée, autour de cet homme, une équipe d’hommes et de femmes solidaires, un commando, comme il aime à le rappeler. Une équipe pas comme les autres, mais aussi un cheminement. Il concède avoir mis du temps à comprendre qu’on ne pouvait pas réformer le système dans le système, il confie avoir été naïf. C’est le seul.

Alors Bayrou n’a plus rien à perdre, il est libre, il pense librement, il parle librement, il expose librement sa réflexion humaniste qui s’est construite au fur à mesure de l’année. Il ne dit pas, comme Royal ou Sarkozy, qu’il est nouveau. Il assume. Il fait comme eux de la politique depuis vingt-cinq ans, parfois plus. Il ne revendique pas un visage neuf mais une nouvelle manière de concevoir les choses. Pas si nouvelle puisque l’homme qu’il admire, Henri IV, l’avait pratiquée, comme de Gaulle, Barre, Rocard, Delors... Tous ceux-là avaient compris que la France est la meilleure quand elle est rassemblée. Henri IV l’avait compris en devenant catholique pour rassembler protestants et catholiques, pour que la France reste la France, rassemblée, ensemble. Elle n’est pas pour rien, la phrase écrite sur le pupitre du candidat : "La France de toutes les forces". Elle n’est ni tranquille, ni en rupture. Il s’agit de retrouver les bases, de reconstruire, comme après une longue maladie. On revient à ses origines, à la fondation pour reconstruire, de meilleure façon et encore plus largement. François Bayrou déclare son amour à la France, dit ce qui ne va pas, ce qu’il faudrait, ce qu’il veut : il veut tout le monde, sans oublier quiconque, pour reconstruire, il veut arrêter cet affrontement, cette fausse guerre civile qui détruit pourtant si efficacement. Il a décidé de se déclarer candidat, pour rassembler en regardant les Français dans les yeux, comme l’avait proposé Giscard en 1974. On ressent une émotion, différente de celle d’un fax à la Jospin, ou d’une déclaration par journal comme Chirac ou Sarkozy. On voit les montagnes derrière, on est sur une place de la République, une place de la mairie. On le sent ému, et tous les autres aussi. On se sent loin des choses éphémères et inutiles qu’aiment les télés et les journaux nationaux. On est loin du tout-Paris, d’un certain microcosme parisien. D’ailleurs, un provincial avait écrit un commentaire à propos d’un édito-fiction d’ Arrête ton cinéma : quelque chose du genre, "c’est bien parisien, tout ça". J’ai compris bien plus tard qu’il avait raison quand j’ai entendu des gens dire leur déception, leur haine envers l’UMP et le PS entre autres, quand ces gens avaient du mal à vivre en trimant comme des fous ! Là, à l’origine, sans fard ni paillettes, sans gué-guerre, on sent le candidat, l’homme politique qui prend son envol, qui sent un destin commun, la France et le sien. Mais la France d’abord !

Ça y est, il a fini, François, et il retrouve Babeth, qui n’aime pas se montrer devant les caméras, qui ne veut pas de politique spectacle, celle qui mélange France et intimité de quelques personnes pas plus extraordinaires que les autres Français, leurs concitoyens.

On est samedi, il est vingt heures, huit heures après sa déclaration. Bayrou est au journal de TF1, venu parler au plus grand nombre. Claire Chazal présente. Il s’était déjà accroché avec elle quand il avait critiqué les accointances entre propriétaires de médias et hommes de l’Etat, qui passent ou exécutent des commandes. Dassault, qui possède Le Figaro, par exemple, vit en grande partie des commandes de l’Etat. Bouygues, qui possède TF1, également. Lagardère, idem. Et Lagardère, ami de Sarkozy, et Dassault, de Chirac. Des amitiés, pourquoi pas, des commandes avec l’Etat, pourquoi pas, mais alors pas la mainmise sur les médias pour favoriser les liens avec les anciens, actuels ou futurs gouvernants. Voilà ce que disait Bayrou, à ce propos. Chazal avait défendu comme elle le pouvait sa chaîne.

Cette fois-ci, elle commence à lui parler de Sarkozy, puis de Royal et encore de Royal. Il en a assez : parle-t-elle de Bayrou ou d’autres candidats à Sarkozy ou à Royal ? Il dit que TF1, sans citer la chaîne mais en la visant directement parmi d’autres grands médias, veut orienter les choix des Français, qu’il en a assez. Chazal rétorque que ce sont tout de même l’UMP et le PS les plus grands partis. Il répond que c’est faux, qu’aux dernières présidentielles, ils n’ont fait que 40% à peine à eux deux. Il dit qu’il ne veut plus de cette France coupée en deux par les gué-guerres de ces deux partis qui s’accusent mutuellement de la chute de la France. Chazal dit que c’e sont quand même eux qui sont toujours au second tour, et que la France a toujours été en quelque sorte divisée en deux. Il répond que la dernière fois, c’était droite contre droite. Elle dit que c’est rare. Il dit que c’est un symptôme, que c’est à ces problèmes, graves et complexes, qu’il propose une solution exceptionnelle, que ne connaît plus la France depuis de Gaulle. Il a tapé du poing sur la table, il ne s’est pas tu quand elle voulait le couper, il s’est affirmé, il a dit tout haut ce que beaucoup pensaient, loin de Paris, de la politique politicienne, il a parlé franc, honnêtement.

Il a pris aujourd’hui, en grande partie, la stature qu’il n’avait pas encore : celle d’un homme d’Etat.

Source : http://www.agoravox.fr/

Retrouvez ici un autre article sur François Bayrou

Par Guimsiking - Publié dans : Qui sera notre Président de la République en 2007?
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Usé par les hommes
Par le bruit qui rend fou
Usé par la vie
Par les hurlements
Usé par le silence
Usé par le vent
Usé par l'oubli
On oublie pourtant
Qu'un jour on s'est aimé,
Qu'un jour on a vécu,
Que la vie est passée,
Que le passé n'est plus
Qu'un jour on s'est aimé
Que ce jour n'est plus
Qu'une postérité
Noyée dans l'inconnu

Usé par un monde
Qu'on ne comprends plus
Qu'on a jamais compris
Mais qu'il continue
A tourner encore
A tourner toujours plus
A faire tourner la tête
A nos âmes perdues
A nos cœurs qui appellent
Et hurlent au secours
Mais non y a plus de ciel
Et non, y a plus d'amour
Et plus que des troupeaux
Des vendus, des vautours
Des vendeurs de merveilles
Des joueurs de tambours

Usé par l'avenir
Usé par un meilleur
Qui ressemble au pire
Et oui, ça fait mal au coeur !
Usé par l'ironie
Qui tua ma jeunesse
Usé par la comédie
Usé par les promesses
Usé par la folie
Usé par le dégoût
Usé d'être incompris
De marcher à genou
Usé par l'usure
Usé par les regrets
D'avoir fui l'aventure
D'avoir fui la beauté
Te voilà qui revient
Te voilà toi mon frère
Qui me dit prends ma main
Marchons vers la lumière

Et le coeur plein d'espoir
Et le coeur infini
On oublie qu'il fait noir
Alors enfin on vit
Et loin de leur tambours
Et loin de l'inhumain
On redevient fou à chaque matin
Un jour on s'est aimé
Et ce jour c'est demain
Un jour d'humanité
Un jour de gloire
Un jour on s'est aimé
Et ce jour c'est demain
Un jour d'humanité
Un jour d'humain

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